Le processus d’envahissement

Trois étapes sont définies et considérées selon Richardson comme une succession de barrières ou obstacles que les espèces doivent franchir pour devenir envahissantes :

  • l'introduction volontaire (pour l'agriculture, l'horticulture, la pisciculture etc.) ou accidentelle (via les transports, les activités humaines, les terres contaminées) des espèces végétales sur un territoire extérieur à leur aire de répartition naturelle ;

  • l’établissement et la colonisation lente de nouvelles localités lorsque ces espèces forment des populations bien établies dans les zones d’introduction et qu’elles parviennent à étendre leurs populations ou à coloniser lentement de nouveaux sites sans l’aide de l’homme ;

  • la prolifération dans les milieux perturbés puis naturels. La taille et le nombre des populations de ces espèces peuvent augmenter très rapidement. L'homme participe souvent à ce processus puisqu’il agit comme un agent de transport (ex : travaux et autres activités humaines) des espèces d'un site à un autre. Seule une très faible proportion des plantes introduites parvient à cette étape du processus d’envahissement. Certaines de ces espèces plantes « invasives » peuvent devenir des « transformatrices » et « modifier les caractéristiques, les conditions biotiques, les conditions abiotiques et la nature des écosystèmes sur une surface relativement étendue par rapport à celle de l’écosystème touché ».

(modifié d'après Richardson et al., 2000)