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Phyllostachys aurea Carrière ex Rivière & C.Rivière, 1878


Nom(s) vernaculaire(s)Bambou doré
FamillePoaceae
OrigineAsie
Date d’introductionNon connue

Statuts

Régions administratives
PACAOccitanieCorse
EmergenteAlerteEmergente

Zones biogéographiques continentales
Sud-OuestPyrénéesMéd. Occ.Méd. PACAMassif CentralAlpine
EmergentePréventionEmergenteEmergentePréventionPrévention


Description

  • Port : plante herbacée vivace arborescente à longs rhizomes (bambou traçant).
  • Feuilles : feuilles des axes végétatifs dimorphes, celles de la tige principale à limbe réduit et souvent décidues, celles de rameaux à limbe normal avec pseudopétiole et persistantes.
  • Tige : tiges (appelées chaumes ou parfois cannes) ligneuses, moniliformes à la base (noeuds très resserés) ; entrenoeuds basaux très courts, asymétriques et subovoïdes, les médians renflés en anneau sous le noeud distal ; gaines caulinaires poilues à la base, laissant une cicatrice temporairement poilue après leur chute ; tiges et rameaux verts lorsque les plantes sont jeunes, devenant jaune doré avec l'âge ; rameaux normalement par 2, ou par 3 dont un très réduit.

  • Fleurs : floraison exceptionnelle ; fleurs et graines rarement produites.

  • Taille : de 3 à 8 m.

  • Confusions possibles : avec les autres bambous (sous famille des Bambusoideae), notamment Phyllostachys spp., Bambusa spp. et Pseudosasa spp. ; 8 espèces en France méditerranéenne continentale, toutes exotiques. Il se distingue par ses tiges moniliformes à la base.



Cartes

Répartition mailles 5 km et fréquence par départements

Altitudes
Biologie et écologie
MilieuxBerges et ripisylves ; Milieux anthropiques
Type de reproduction / propagation

Le bambou doré se reproduit par multiplication végétative grâce à ses rhizomes, qui peuvent s'allonger de 4 à 7 m par an. Les fragments de rhizomes peuvent être transportés par l'eau ou par les activités humaines. La reproduction sexuée par graines est très rare, mais peut parfois avoir lieu. La pollinisation se fait par le vent.

Type(s) biologiqueGéophyte à rhizome

Phénologie


Impacts et aspects positifs
Impacts écologiques

Local : En région PACA : Le bambou doré commence à envahir les ripisylves, impactant fortement la biodiversité de ce type de milieu.


D'après la bibliographie : Le bambou doré a une croissance très rapide et se propage rapidement grâce à ses rhizomes. Il peut donc former des stations monospécifiques et impacter la végétation indigène par compétition pour la lumière. Il produit une importante litière de feuilles qui peut changer les processus écosystémiques et empêcher la germination des autres espèces végétales indigènes.


Impacts sanitaires

D'après la bibliographie : Aucun impact sanitaire n'est recensé actuellement. Des oiseaux vecteurs de l'histoplasmose nichent dans les bambous dorés aux États-Unis, qui sont donc un vecteur indirect de cette maladie.


Impacts sur les activités humaines

Local : En région PACA : Le bambou doré colonise les ripisylves, et peut provoquer des gênes à l'écoulement de l'eau et au maintien des berges, favorisant le risque d’embâcles et de crues.


D'après la bibliographie : Aux États-Unis, le bambou doré à un impact économique, car les propriétés qui en sont envahies perdent de leur valeur. Dans les zones urbaines, il peut déformer les voiries et les trottoirs.


Aspects positifs

D'après la bibliographie : L'espèce est commercialisée pour ses capacités à résister au froid et à constituer un bon écran (barrière visuelle), plantée en haies persistantes ou en fond de massif.



Gestion

Carte des actions réalisées

Méthodes de contrôle ou d’éradication
Prévention

La meilleure méthode pour éviter la propagation du bambou doré est la prévention. Il faut éviter de planter cette espèce, et ne pas le rejeter dans la nature. 

Sensibiliser les acheteurs potentiels à ne pas planter des bambous en milieux naturels et semi-naturels.

Méthodes de contrôle ou d’éradication manuelles

La coupe des bambous et le déterrage manuel des rhizomes est possible mais extrêmement laborieux.

Méthodes de contrôle ou d’éradication mécaniques

L'arrachage mécanique est possible pour gérer les populations de bambou doré à condition de creuser suffisamment profond pour enlever l'ensemble des rhizomes. Le site envahi doit ensuite être surveillé pendant plusieurs années, pour enlever les repousses et fragments de rhizomes qui auraient été oubliés.

La coupe ou la fauche sont possibles pour contrôler les populations de cette plante mais ne permettent pas de l'éradiquer. Il faut couper les bambous le plus près possible du sol et répéter l'opération plusieurs fois durant la saison de croissance et durant plusieurs années pour épuiser les rhizomes.

Méthodes de contrôle ou d’éradication chimiques

Les bambous du genre Phyllostachys spp. sont résistants aux herbicides : l'application de glyphosate, imazapyr, fluazifop ou gluphosinate ne permet paspar exemple de les éradiquer car les rhizomes repartent. Attention! l’utilisation d’herbicides est interdite à moins de 5 m d’un cours d’eau ou d’une zone de captage et inappropriée en sites naturels. Les méthodes de lutte chimique ont des impacts négatifs sur l’environnement et la santé humaine : il est indispensable de privilégier des méthodes alternatives. De plus, il est nécessaire de se tenir au courant de la législation en vigueur en matière d'utilisation de produits phytosanitaires : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

Méthodes inefficaces ou inappropriées

Ne pas entreprendre une action sans suivi régulier.

Ne pas permettre aux nouveaux plants de grainer (risque faible mais possible) sur les foyers connus, sinon la gestion du site envahi repart à zéro avec un risque d’envahissement irréversible.

Ne pas utiliser de la terre végétale et des matériaux « inertes » issus de lieux de stockage envahis pour éviter la dissémination des graines que ces matériaux contiennent en abondance.

Gestion des déchets

Les rhizomes du bambou doré peuvent repartir très facilement, les déchets doivent donc être exportés et incinérés.

Précautions

Les engins et outils doivent faire l'objet d'un nettoyage, avant de traiter la zone pour ne pas importer de nouvelles graines d'espèces exotiques, et après les travaux pour ne pas les introduire vers d'autres lieux lors de futurs travaux.

Il faut exercer une pression permanente et assidue sur l’espèce de manière à limiter son retour. Si une combinaison de techniques est trouvée, il faudra poursuivre les travaux d'entretien sur une dizaine d'année, puis effectuer une veille permanente sans relâche.

Commentaires

Le bambou doré est une espèce considérée nocive en Australie.


Sources bibliographiques

CABI, 2020. Phyllostachys aurea (golden bamboo) [en ligne]. Centre for Agriculture and Biosciences International. Disponible sur : https://www.cabi.org/isc/datasheet/42072 (page consultée le 05/03/2019)

Czarnota M.A., Derr J., 2007. Controlling bamboo (Phyllostachys spp.) with herbicides. Weed Technology, 21: 80-83

Fried G., 2012. Guide des plantes invasives. Belin, Paris. 272 p.

Gucker C. L., 2009. Phyllostachys aurea [en ligne]. Fire Effects Information System. U.S. Department of Agriculture, Forest Service, Rocky Mountain Research Station, Fire Sciences Laboratory. Disponible sur : https://www.fs.fed.us /database/feis/plants/graminoid/phyaur/all.html (page consultée le 09/03/2021)

MacDonald G., Sellers B., Langeland K., Duperron-Bond T., Ketterer-Guest E., 2008. Phyllostachys aurea [en ligne]. Center for aquatic and invasive plants. University of Florida, Institute of Food and Agricultural Science. Disponible sur : https://plants.ifas.ufl.edu/plant-directory/phyllostachys-aurea/ (page consultée le 05/03/2019)

Pagad S., 2016. Bamboos and invasiveness. Beijing: International Network for Bamboo and Rattan (INBAR), 40 p.

Texas Invasive Species Institute, 2014. Golden bamboo Phyllostachys aurea [en ligne]. Disponible sur : http://www.tsusinvasives.org/home/database/phyllostachys-aurea (page consultée le 05/03/2019)

USDA, 2012. Weed Risk Assessment for Phyllostachys aurea Carr. ex A. & C. Rivière (Poaceae) – Golden bamboo. United States Department of Agriculture, Animal and Plant Health Inspection Service, 17 p.

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Citation recommandée : CBNMed, 2021.
Phyllostachys aurea [en ligne]. INVMED-Flore, plateforme sur les invasions biologiques végétales. Conservatoire botanique national méditerranéen et Conservatoire botanique national de Corse. Disponible sur : http://www.invmed.fr

Auteurs CBNMed : MH, CC, CS
Révision : 2021



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