
| Nom(s) vernaculaire(s) | Bambou doré |
| Famille | Poaceae |
| Origine | Asie |
| Date d’introduction | Non connue |

| PACA | Occitanie | Corse |
|---|---|---|
| Emergente | Alerte | Emergente |
| Sud-Ouest | Pyrénées | Méd. Occ. | Méd. PACA | Massif Central | Alpine |
|---|---|---|---|---|---|
| Emergente | Prévention | Emergente | Emergente | Prévention | Prévention |
Tige : tiges (appelées chaumes ou parfois cannes) ligneuses, moniliformes à la base (noeuds très resserés) ; entrenoeuds basaux très courts, asymétriques et subovoïdes, les médians renflés en anneau sous le noeud distal ; gaines caulinaires poilues à la base, laissant une cicatrice temporairement poilue après leur chute ; tiges et rameaux verts lorsque les plantes sont jeunes, devenant jaune doré avec l'âge ; rameaux normalement par 2, ou par 3 dont un très réduit.
Fleurs : floraison exceptionnelle ; fleurs et graines rarement produites.
Taille : de 3 à 8 m.
| Milieux | Berges et ripisylves ; Milieux anthropiques |
| Type de reproduction / propagation | Le bambou doré se reproduit par multiplication végétative grâce à ses rhizomes, qui peuvent s'allonger de 4 à 7 m par an. Les fragments de rhizomes peuvent être transportés par l'eau ou par les activités humaines. La reproduction sexuée par graines est très rare, mais peut parfois avoir lieu. La pollinisation se fait par le vent. |
| Type(s) biologique | Géophyte à rhizome |
| Impacts écologiques | Local : En région PACA : Le bambou doré commence à envahir les ripisylves, impactant fortement la biodiversité de ce type de milieu. D'après la bibliographie : Le bambou doré a une croissance très rapide et se propage rapidement grâce à ses rhizomes. Il peut donc former des stations monospécifiques et impacter la végétation indigène par compétition pour la lumière. Il produit une importante litière de feuilles qui peut changer les processus écosystémiques et empêcher la germination des autres espèces végétales indigènes. |
| Impacts sanitaires | D'après la bibliographie : Aucun impact sanitaire n'est recensé actuellement. Des oiseaux vecteurs de l'histoplasmose nichent dans les bambous dorés aux États-Unis, qui sont donc un vecteur indirect de cette maladie. |
| Impacts sur les activités humaines | Local : En région PACA : Le bambou doré colonise les ripisylves, et peut provoquer des gênes à l'écoulement de l'eau et au maintien des berges, favorisant le risque d’embâcles et de crues. D'après la bibliographie : Aux États-Unis, le bambou doré à un impact économique, car les propriétés qui en sont envahies perdent de leur valeur. Dans les zones urbaines, il peut déformer les voiries et les trottoirs. |
| Aspects positifs | D'après la bibliographie : L'espèce est commercialisée pour ses capacités à résister au froid et à constituer un bon écran (barrière visuelle), plantée en haies persistantes ou en fond de massif. |
| Prévention | La meilleure méthode pour éviter la propagation du bambou doré est la prévention. Il faut éviter de planter cette espèce, et ne pas le rejeter dans la nature. Sensibiliser les acheteurs potentiels à ne pas planter des bambous en milieux naturels et semi-naturels. |
| Méthodes de contrôle ou d’éradication manuelles | La coupe des bambous et le déterrage manuel des rhizomes est possible mais extrêmement laborieux. |
| Méthodes de contrôle ou d’éradication mécaniques | L'arrachage mécanique est possible pour gérer les populations de bambou doré à condition de creuser suffisamment profond pour enlever l'ensemble des rhizomes. Le site envahi doit ensuite être surveillé pendant plusieurs années, pour enlever les repousses et fragments de rhizomes qui auraient été oubliés. La coupe ou la fauche sont possibles pour contrôler les populations de cette plante mais ne permettent pas de l'éradiquer. Il faut couper les bambous le plus près possible du sol et répéter l'opération plusieurs fois durant la saison de croissance et durant plusieurs années pour épuiser les rhizomes. |
| Méthodes de contrôle ou d’éradication chimiques | Les bambous du genre Phyllostachys spp. sont résistants aux herbicides : l'application de glyphosate, imazapyr, fluazifop ou gluphosinate ne permet paspar exemple de les éradiquer car les rhizomes repartent. Attention! l’utilisation d’herbicides est interdite à moins de 5 m d’un cours d’eau ou d’une zone de captage et inappropriée en sites naturels. Les méthodes de lutte chimique ont des impacts négatifs sur l’environnement et la santé humaine : il est indispensable de privilégier des méthodes alternatives. De plus, il est nécessaire de se tenir au courant de la législation en vigueur en matière d'utilisation de produits phytosanitaires : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/ |
| Méthodes inefficaces ou inappropriées | Ne pas entreprendre une action sans suivi régulier. |
| Gestion des déchets | Les rhizomes du bambou doré peuvent repartir très facilement, les déchets doivent donc être exportés et incinérés. |
| Précautions | Les engins et outils doivent faire l'objet d'un nettoyage, avant de traiter la zone pour ne pas importer de nouvelles graines d'espèces exotiques, et après les travaux pour ne pas les introduire vers d'autres lieux lors de futurs travaux. |
| Commentaires | Le bambou doré est une espèce considérée nocive en Australie. |
CABI, 2020. Phyllostachys aurea (golden bamboo) [en ligne]. Centre for Agriculture and Biosciences International. Disponible sur : https://www.cabi.org/isc/datasheet/42072 (page consultée le 05/03/2019)
Czarnota M.A., Derr J., 2007. Controlling bamboo (Phyllostachys spp.) with herbicides. Weed Technology, 21: 80-83
Fried G., 2012. Guide des plantes invasives. Belin, Paris. 272 p.
Gucker C. L., 2009. Phyllostachys aurea [en ligne]. Fire Effects Information System. U.S. Department of Agriculture, Forest Service, Rocky Mountain Research Station, Fire Sciences Laboratory. Disponible sur : https://www.fs.fed.us /database/feis/plants/graminoid/phyaur/all.html (page consultée le 09/03/2021)
MacDonald G., Sellers B., Langeland K., Duperron-Bond T., Ketterer-Guest E., 2008. Phyllostachys aurea [en ligne]. Center for aquatic and invasive plants. University of Florida, Institute of Food and Agricultural Science. Disponible sur : https://plants.ifas.ufl.edu/plant-directory/phyllostachys-aurea/ (page consultée le 05/03/2019)
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Texas Invasive Species Institute, 2014. Golden bamboo Phyllostachys aurea [en ligne]. Disponible sur : http://www.tsusinvasives.org/home/database/phyllostachys-aurea (page consultée le 05/03/2019)
USDA, 2012. Weed Risk Assessment for Phyllostachys aurea Carr. ex A. & C. Rivière (Poaceae) – Golden bamboo. United States Department of Agriculture, Animal and Plant Health Inspection Service, 17 p.
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Citation recommandée : CBNMed, 2021. Phyllostachys aurea [en ligne]. INVMED-Flore, plateforme sur les invasions biologiques végétales. Conservatoire botanique national méditerranéen et Conservatoire botanique national de Corse. Disponible sur : http://www.invmed.fr
Auteurs CBNMed : MH, CC, CS
Révision : 2021