
| Nom(s) vernaculaire(s) | Conyze du Canada, Vergerette du Canada |
| Famille | Asteraceae |
| Origine | Amérique du Nord |
| Date d’introduction | mi-XVIIe (1650) |

| PACA | Occitanie | Corse |
|---|---|---|
| Modérée | Modérée | Majeure |
| Sud-Ouest | Pyrénées | Méd. Occ. | Méd. PACA | Massif Central | Alpine |
|---|---|---|---|---|---|
| Modérée | Modérée | Modérée | Modérée | Modérée | Modérée |
Port : plante herbacée annuelle robuste, à port en colonne.
Feuilles : feuilles nombreuses et serrées, les basales lancéolées à ovales, dentées, généralement disparues à la floraison, les caulinaires étroitement lancéolées, entières à faiblement dentées, bordées de soies étalées atteignant au moins 1 mm de longueur.
Tige : dressée, verte claire.
Fleurs : panicule cylindrique à ovoïde à capitules très nombreux, à involucre long de 3-4 mm, fleurs périphériques à ligule longue de 0,7-1,5 mm, dépassant l'involucre à l'épanouissement et bien visible à l'oeil nu. Floraison de juin à octobre.
Fruits : akènes à aigrettes.
Taille : de 20 à 100 cm.
Confusions possibles : avec les autres vergerettes (Erigeron spp. incluant Conyza spp. : 15 espèces présentes en zone méditerranéenne française continentale, dont 8 exotiques) et en particulier Erigeron blackei, Erigeron bonariensis, Erigeron floribundus et Erigeron sumatrensis, dont il se distingue par ses ligules plus longues (visibles) et ses feuilles à soies étalées.
| Milieux | Berges et ripisylves ; Dunes côtières et plages de sable ; Milieux agricoles ; Milieux anthropiques |
| Type de reproduction / propagation | Le conyze du Canada se reproduit par graines qui sont dispersées par le vent et parfois par l'eau. Un individu peut produire jusqu'à 250 000 graines. La survie des graines dans le sol est comprise entre 1 et 3 ans. Le conyze du Canada peut s'hybrider avec l'érigéron crépu (Erigeron bonariensis) et la vergerette de Barcelone (Erigeron sumatrensis). |
| Type(s) biologique | Thérophyte |
| Floraison (mois) | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Impacts écologiques | D'après la bibliographie : Le conyze du Canada est une espèce pionnière qui a un fort pouvoir de colonisation (grande production de graines et propriétés allélopathiques), qui lui permet de dominer des communautés rudérales. Les composés allélopathiques qu'il produit ont un effet négatif sur la germination des graines et la croissance des plantules des autres espèces herbacées indigènes. De plus, il peut modifier les communautés microbiennes du sol. Il colonise en général les milieux anthropiques, mais également certains milieux naturels comme les berges de rivières et les dunes. Néanmoins, son développement dans ces milieux est peut être plus une conséquence de leur dégradation qu’une cause. |
| Impacts sanitaires | D'après la bibliographie : Le conyze du Canada produit de grandes quantités de pollen qui peut être allergène pour les personnes sensibles. |
| Impacts sur les activités humaines | D'après la bibliographie : Le conyze du Canada est une mauvaise herbe recensée dans plus de 40 cultures dans 70 pays (notamment dans les vergers, vignes, prairies, foresterie, maraichage, horticulture, cultures de thé, canne à sucre, ananas, coton, soja, maïs, betterave, etc.). Il entre en compétition avec les cultures notamment par allélopathie, et il est résistant à plusieurs herbicides. C'est également un hôte de plusieurs ravageurs et maladies des cultures. |
| Aspects positifs | D'après la bibliographie : Le conyze du Canada est utilisé comme plante médicinale. |
| Prévention | Éviter de laisser le sol à nu dans les terrains envahis par la plante, semer des espèces indigènes couvrantes adaptées au milieu. |
| Méthodes de contrôle ou d’éradication manuelles | L'arrachage manuel est possible pour gérer les populations de conyze du Canada dans les petites stations. Il doit être réalisé avant la maturation des fruits. Il faut enlever l'intégralité des racines (ce qui est plus facile si le sol est humide). Ces opérations doivent être répétées toutes les 3-4 semaines de mai à octobre et durant plusieurs années. |
| Méthodes de contrôle ou d’éradication mécaniques | Le labour et le travail du sol permettent de détruire les rosettes de conyze du Canada. |
| Méthodes de contrôle ou d’éradication chimiques | Le conyze du Canada est sensible au 2,4-D et au dicamba. Certaines populations sont devenues résistantes à certains herbicides dont le paraquat, les triazines, le chlorsulfuron, le glyphosate, le diquat, le linuron, le terbacil, etc. Attention! l’utilisation d’herbicides est interdite à moins de 5 m d’un cours d’eau ou d’une zone de captage et inappropriée en sites naturels. Les méthodes de lutte chimique ont des impacts négatifs sur l’environnement et la santé humaine : il est indispensable de privilégier des méthodes alternatives. De plus, il est nécessaire de se tenir au courant de la législation en vigueur en matière d'utilisation de produits phytosanitaires : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/ |
| Méthodes de contrôle ou d’éradication biologiques ou écologiques | Le paillage ou l'utilisation de cultures de couverture (trèfle, orge) permet de gérer les populations de conyze du Canada. |
| Méthodes inefficaces ou inappropriées | Les mesures de gestion réalisées à une mauvaise période (durant la floraison / fructification) favorisent la dispersion des vergerettes. |
| Gestion des déchets | Si des graines sont présentes, les plantes arrachées doivent être exportées avec précaution en dehors du site et brûlées pour éviter la dissémination des graines. |
| Précautions | Le conyze du Canada produit beaucoup de graines, il faut donc impérativement réaliser les opérations de contrôle avant la maturation des fruits. |
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Citation recommandée : CBNMed, 2021. Erigeron canadensis [en ligne]. INVMED-Flore, plateforme sur les invasions biologiques végétales. Conservatoire botanique national méditerranéen et Conservatoire botanique national de Corse. Disponible sur : http://www.invmed.fr
Auteurs CBNMed : MR, MLB, KD, MH, CC, CS
Révision : 2021