La stratégie LR

A la demande des gestionnaires d’espaces naturels, il a été mis en place en 1997 un programme sur deux espèces végétales introduites qui posaient des problèmes de gestion dans des espaces naturels protégés, les Jussies ("Ludwigia peploides" (Kunth) Raven et L. grandiflora (Michaux) Greuter & Burdet) et le Séneçon du Cap (Senecio inaequidens , D.C.). Devant un problème de telle ampleur, le programme Languedoc-Roussillon « Plantes envahissantes » a alors été mis en place pour, d’une façon globale :

  • prendre en compte la problématique des espèces envahissantes à la source ;
  • s’intéresser à toute espèce qui pourrait localement poser des problèmes d’envahissement ;
  • élargir la zone d’étude à toute la région Languedoc-Roussillon.

Un poste de chargé de mission a été formalisé en 2001 qui portait sur la région Languedoc-Roussillon exclusivement. Le programme 2003-2004 a été étendu à la zone méditerranéenne française (régions Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et Corse). Depuis 2006, ce programme ne touche que le Languedoc-Roussillon et les départements côtiers de PACA.

La stratégie de lutte contre les espèces invasives vise à mettre en place et coordonner un cadre stratégique de gestion. L'objectif est de réduire au minimum les risques que présentent les espèces exotiques envahissantes pour l’environnement, l’économie et la société et de protéger les écosystèmes aquatiques et terrestres de la région Languedoc-Roussillon.

Pour réduire l’exposition de ces écosystèmes, la stratégie s’articule autour de 3 axes : 

  • évaluer les menaces ;
  • gérer les espèces, les habitats et les paysages ;
  • échanger sur le problème / communiquer / coordonner.

En outre, tout comme la stratégie européenne, la stratégie régionale vise quatre objectifs stratégiques, également importants, qui constituent le fondement même de la gestion des espèces exotiques envahissantes :

  • prévenir les introductions nuisibles, intentionnelles ou non ;
  • détecter et identifier les nouveaux envahisseurs avant qu’ils ne soient présents, ou quand ils commencent à s’installer sans causer encore de dommages & Intervenir rapidement dès la détection de nouveaux envahisseurs (éradication) ;
  • lutter contre les espèces exotiques qui sont établies ou se répandent (confinement et contrôle) ;
  • restaurer les habitats.

Si la priorité est donnée à la prévention de nouvelles invasions, il faut en même temps travailler à éradiquer, confiner et contrôler les espèces exotiques envahissantes d’intérêt prioritaire qui sont déjà établies. Le but ultime reste la restauration de la biodiversité naturelle.



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